SIEGE : HUMANTRIP, LE VOYAGE HUMAIN
Agence de voyage équitable et sur-mesure pour un tourisme responsable
Les Portes de l'Arbois Bât.B / 1090 rue René Descartes / Parc de la Duranne / 13857 AIX-EN-PROVENCE Cedex 3
Téléphone : 04 42 570 500 - Site internet : http://www.humantrip.fr
04 42 570 500

CHENNAI LA BRUYANTE

Publié le 22.09.2019 à 20h54 • Mis à jour le 22.09.2019 à 20h54 | Par Human Trip
CHENNAI BORD DE MER

Premières impressions : CHENNAI
A travers le hublot de l’avion, j’entrevois l’extérieur : de petits bâtiments, des plantations aux loin et la mer. ON est au frais mais on sent la moiteur qui nous encercle en ce mois de Septembre.Nous descendons de l'avion et suivons les autres passagers en direction des douanes et bagages.Tout le long de notre parcours jusqu'au VISA DESK, nous découvrons de magnifiques sculptures sur bois et métaux.

En sortant, on est happé par la chaleur et l’humidité, les rabatteurs pour les taxis, le ballet incessant des voitures et moto. Sur la route, je découvre les marchands ambulants, de petites échoppes, les femmes en sarees et churidars, des vaches broutant de l'herbe, des rivières sales, des constructions anarchiques. Les routes sont encombrées et il faut s’habituer au bruit: à chaque manœuvre ça klaxonne.
C'est une sacrée pagaille. En Inde "la règle c'est qu'il n'y a pas de règle. "

Dans ce capharnaüm, notre voiture se faufile pour nous emmener à notre hôtel le temps de poser les valises, de se rafraîchir après un si long trajet et de repartir vers le bidonville de Chennai.
Les odeurs et le bruit sont indescriptibles...
Nous arrivons d'abord à Balardarshan où nous allons choisir les sacs et pochettes à ramener pour l'association. A même le sol carrelé, deux femmes travaillent le fil recyclé pour créer les sacs. Leur dextérité et savoir-faire sont impressionnants.Je ne pourrai leur donner un âge. Des fois, les cheveux blancs des indiens peuvent les trahir. Plusieurs autres femmes viennent signer le matin de leur présence, de cette journée de travail même si elles ne seront pas toutes à l'atelier. Certaines préfèrent travailler de chez lui.
Nous passons par de petits escaliers pour découvrir le relais social de speed trust: la crèche où de petits bambins dorment paisiblement côte à côte; dans une autre salle, il y a des cours de soutien scolaire.
On déambule ensuite dans une rue crasseuse qui annonce le début du bidonville pour atteindre l'atelier de couture. Je découvre l'extrême misère qu'i sévit. Chaque famille n'a qu'une pièce. Il n'y a pas d'eau courante. Chacun doit venir avec son seau aux grandes citernes en plastique. Des enfants sont contents de nous voir et posent gentiment devant la caméra.
Nous en croiserons beaucoup en uniforme revenant de l'école, certains pieds nus. La misère est partout et ce n'est que la première rue du bidonville.
Nous sommes des intrus jusqu'à se poser la question s'il faut prendre ou non une photo.
Je me demande ce qui peut être fait pour améliorer leur quotidien . il y a tant à faire!
Avant de partir de France, j'avais lancé un SOS à la mer auprès des habitants de Bouc Bel Air.( GROUPE GMBBA) En 2 jours, j'avais récolté 11 kg d'échantillons de savons, crème, shampoing, brosses à dents et j'ai créé plus d'une trentaine de paquets qui ont été distribués aux femmes courageuses de l'association. Pour moi, c'est un geste de partage, et même s'il est insignifiant face à l'immensité de la misère, il a eu le mérite d'exister et d'avoir fédéré quelques personnes à cette idée d'entraide.
Pour oublier ces moments intenses, nous partons découvrir la vie, sa plage avec ses petites échoppes et les manèges en boiS, la basilique de Saint Thomas, le Phare.
Merci à Vaidevi et Albert, nos guides, pour leur bonne humeur et merci aux forces vives de ces 2 associations.

Réalisation PYMAC